Organisation personnelle : le BuJo ou le retour à l’agenda papier

Ce mois d’août, Madame Figaro a publié un article qui m’a interpellé. En effet, à une époque où tout le monde part dans le digital, le zéro papier, etc, cet hebdomadaire vantait les liens du Bullet Journal, ou BuJo (ICI).

Le Bullet Journal, c’est d’abord un moyen de reprendre le contrôle de son agenda

En gros, on se débarrasse de l’agenda numérique et synchronisé de partout, on laisse de côté le Filofax, et on prend un simple cahier que l’on remplit à la main, avec différents calendriers (mensuel et hebdomadaires), des listes de tâches, tout cela agrémenté de renvois vers les différentes rubriques. Pour bien comprendre, regardez donc cette vidéo du concepteur du BuJO.

En approfondissant un peu mes recherches, je me suis aperçu que c’était apparemment surtout un truc de teenagers et donc totalement oisif dans un contexte professionnel. Bref, tout sauf un outil de pro.

Pourtant, je m’y suis mis. Au passage, Je souligne que ma pudeur m’interdit de vous présenter mon BuJo, étant données mes faibles qualités de graphiste.

Quelle est donc la plus-value ?

-Renseigner son BuJo prend du temps et oblige à revenir régulièrement sur son agenda, et de ce fait, on le mémorise remarquablement bien. On s’interroge sur l’utilité de telle réunion, ou la nécessité de la préparer. Par association d’idées, on rebondit sur une autre thématique. En clair, on redevient maître du temps. Et ce n’est pas peu de choses…

-Nous sommes sans cesse sollicités pour des entretiens, des visites, etc. Tout cela nous arrive par différents canaux : le téléphone, le mail professionnel, au cours d’un entretien, aux toilettes (hélas). Plutôt que de me plonger à chaque fois dans mon téléphone, à m’interroger s’il est synchronisé ou si je n’ai pas oublié de rentrer une réunion, eh bien je consulte mon BuJo. De même, dès que j’ai un doute, je le feuillette et cette simple démarche me fait survoler d’autres points qui imprègnent ma mémoire.

-Dessiner un téléphone, une tasse de café, des flèches de couleur offre le double avantage d’être distrayant, mais surtout de rentre très visuelle la lecture, et donc, toujours de faciliter la mémorisation.

Consulter son agenda devient distrayant, adieu le pensum.

-Les flèches, points, coches, croix, tous ces petits signes cabalistiques propres au BuJo permettent de ne rien laisser de côté : il ne peut y avoir d’erreur de manipulation ou de point passé sous silence parce qu’on a oublié d’activer le signal de rappel.

-Comme on part d’un cahier vierge, on adapte le BuJo à son job et à son propre fonctionnement. C’est la première fois que j’ai un agenda totalement customisé et dont je sais qu’il me correspond intimement. Plus précisément : qu’un jour il me correspondra, quand j’aurai acquis l’expérience de l’engin.

-Si quelqu’un modifie mon agenda sans me prévenir, je m’en rends compte immédiatement… ce qui limite par définition les petites tensions récurrentes avec un(e) assistant(e) qui réfléchit un peu trop à votre place…

Des inconvénients notables au BuJo

-Sur mon IPhone, l’agenda, les tâches et les notes me permettaient de modifier à l’envie mon agenda. Cette flexibilité me manque. En revanche, étant paresseux, avant de modifier mon agenda de ma propre autorité je considère la situation : je n’aime pas avoir un BuJo plein de ratures.

-C’est chronophage, incontestablement. Pourtant, j’ai l’impression d’être redevenu maître de mon temps, et ce sentiment de confort est inestimable.

-En réunion, clairement, on ne fait pas sérieux. D’un autre côté, on donne l’image de quelqu’un de créatif et dynamique. A chacun de choisir son image.

Dans le BuJo, rien de figé, il évolue de manière protéiforme, au gré de vos besoins,  de vos envies… et de votre talent de graphiste

-Le BuJo est un outil en évolution permanente, au gré des besoins qui émergent ou des tentatives avortées d’optimiser un point. Clairement, on ne maîtrise l’outil qu’au fil du temps, et il faut donc être patient… Ce qui n’est pas toujours facile, quand on est à 200% toute la semaine, j’en conviens.

Ce qui me manque encore, c’est la représentation de sujets plus complexes. Mais en passant au schéma heuristique (ou mind map), cela devrait le faire.

Pour résumer

Pour l’instant, je suis donc encore en phase de test et j’apprends à domestiquer cet outil, et donc à me connaître, puisqu’il est l’image de ma vie, sans que personne n’ait à me donner un cadre, pour la première fois depuis longtemps.

Ah oui, deux derniers conseils : un carnet Moleskine A5, une boite de crayons de couleurs, un taille-crayons, une règle, un feutre noir et un stylo bille, au besoin un porte-mine et pour moins de 25€, vous pouvez vous lancer…

 

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