Le Réseau, Clé de la Survie Professionnelle

Voici quelques conseils pour consolider et développer votre réseau professionnel. Lisez attentivement, car nous (oui, nous) sommes tous tombés dans le piège de négliger ce volet essentiel d’une carrière réussie.

 

Hervé Bommelaer, avec son best-seller « Trouver le bon Job grâce au Réseau », chez Eyrolles, s’intéresse avec simplicité à un sujet souvent considéré, mais à tort, comme superflu. L’un va juger qu’il a un excellent réseau, puisque tout le monde vient les voir ; l’autre va vous déclarer d’un ton péremptoire, que le réseau, elle n’en a pas le temps, puisqu’elle est en poste.

Bref, on commence à se poser la question de son réseau, quand justement, on a quitté son poste. Mais là, c’est un peu tard.

L’ambigüité du réseau chez un dirigeant

Une des principales caractéristiques du dirigeant est la difficulté à nourrir une relation amicale et sincère : est-on ami avec lui (ou elle) par intérêt économique, par ambition, pour mieux le surveiller ? Je n’irais pas jusqu’à dire « le trahir », mais bon, tout est possible ici-bas.

Son rythme de vie, particulièrement astreignant, provoque un incessant mélange des genres, où la vie privée est imbriquée dans la vie sociale professionnelle. Dès lors, même les vieux amis disparaissent avec la perte de l’intérêt économique ou social. Les ambitieux se détournent sans attendre de celui qui fut et n’est plus. D’autres, qui se sentaient valorisés au contact du dirigeant se détournent dès qu’il tombe en disgrâce et se cherchent un nouveau cheval gagnant.

Développer son réseau : un must pour tout dirigeant

Une autre erreur consiste à négliger son réseau quand on est en poste : c’est se contenter des relations qui nous sont données par nos fonctions, sans vraiment chercher à les élargir, faute de temps, faute de volonté, parce qu’on se satisfait des contacts directement utiles (cf supra…).

Pourtant, être en fonction donne une légitimité, une accroche pour développer son réseau : on a un statut social clair et on peut être utile. Rien que des choses rassurantes pour notre interlocuteur. Qui plus est, le réseau est un véritable investissement, surtout quand on est à poste :

1er investissement : la curiosité intellectuelle. Elargir sans cesse son réseau, c’est beaucoup écouter, chercher à comprendre, et donc percevoir les signaux faibles, discerner les pistes potentiellement utiles, développer sa capacité d’anticipation, mais aussi aborder sa mission sous un autre angle en sortant du cadre convenu.

2ème investissement : l’assurance sur l’avenir. Lorsque l’orage menace, avoir un réseau personnel que l’on a développé et nourri avec patience permet de se préparer plus facilement à un repositionnement professionnel sans partir de scratch, ou quasiment.

3ème investissement : sortir de l’entre-soi et s’aérer la tête. Ça n’a pas de prix. Il n’y a rien de plus sclérosant que de faire un barbecue avec les amis du golf, avec qui l’on avait d’ailleurs un déjeuner d’affaires peu avant, et qui portent tous des montres à complication, dont on avait déjà parlé au ski. Quelle horreur.

Quelques conseils à la volée

Rien ne vaut le livre d’Hervé Bommelaer, mais si vous ne voulez pas prendre les quelques heures nécessaires à sa lecture, ni faire l’effort de structurer votre réseau, lisez au moins ces trois conseils, pour développer et entretenir votre réseau :

  1. Intéressez-vous aux autres et écoutez-les. Oui, vous avez besoin d’amour et d’écoute, mais ce n’est pas le moment. Ecoutez d’abord, vous apprendrez beaucoup plus ainsi et créerez de véritables liens autour de vous, et non pas de votre fonction. Ce n’est pas facile, je vous le concède (parole d’expert en discours égocentriques).
  2. Soyez courtois, en remerciant pour une rencontre, en considérant chacune d’entre elle comme une opportunité, quel que soit le niveau de l’interlocuteur. Aujourd’hui vous êtes en haut, mais rappelons-nous que la Roche tarpéienne est près du Capitole.
  3. Organisez votre réseau juste ce qu’il faut pour régulièrement prendre des nouvelles et suivre vos échanges avec chacun : cela diminuera certes le rythme de croissance de votre réseau, mais il sera beaucoup plus vivant et durable, car vous aurez pris le temps de construire une relation interpersonnelle sincère.
  4. Ah, enfin : un réseau n’est pas une hiérarchie. Vous ne savez jamais qui connaît qui, quels sont les liens dans une entreprise : un opérateur de saisie pourra avoir été le camarade de classe du dirigeant-fondateur. En étant respectueux de chacun, vous multipliez les chances de frayer votre chemin.

Voilà, j’espères que cet article vous aura été utile et si vous avez encore des questions, lisez donc Hervé Bommelaer !

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