Archives du mot-clé relations interpersonnelles

L’expérience de Stanford ou le jeu du prisonnier et du gardien

En 1971, un enseignant de Stanford a mis en place une expérience sur l’exercice de l’autorité, mettant en scène des étudiants volontaires, jouant pour certains les gardiens, pour les autres les prisonniers.
Cette expérience fut abrégée en raison des dérives immédiatement apparues parmi ces étudiants, pourtant tous volontaires et conscients du caractère expérimental.
Vous pourrez lire un article détaillé ICI, dans le blog du Monde « Passeur de Sciences » de Pierre Barthelémy.

Qu’en retenir ? toute personne détentrice d’une parcelle de pouvoir doit s’entourer de contre-pouvoirs, quelles que soient ses valeurs et son éthique.

Bonne lecture et bonnes vacances.

 

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Catch 22 : le roman qui tue le mythe de l’homme charismatique

Au début des années 60, Joseph Heller, lui-même ancien bombardier sur B-25, publie Catch 22, satire de la vie d’un escadron de bombardiers américains pendant la IIe Guerre mondiale. A première vue, il s’agit certes d’une œuvre pacifiste, révélatrice d’une époque, mais à la portée bien plus large, puisqu’elle met en scène la confrontation entre un individu et une organisation dont la logique, la mécanique et l’inertie le dépassent largement. L’auteur en profite également pour décortiquer avec talent le système social de cette base aérienne et démonter le mythe du héros solitaire, si fréquent dans la littérature de guerre. (ICI pour le commander)

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Quelques conseils pour les réunions de direction

Une bonne réunion de direction ne s’improvise pas et surtout, ce ne doit pas devenir un fourre-tout, surtout si on veut faire avancer les choses. Notamment, on doit en ressortir avec l’impression d’avoir appris quelque chose de nouveau, c’est du moins le conseil de David Dodson, sur le site de Stanford Business.
Plutôt que de faire de la paraphrase, je vous propose donc le lien (ici) vers cet excellent, court et efficace article, bref, tout ce que devrait être une réunion de direction.

Diriger sans se prendre pour le sauveur du monde

La tragédie personnelle des patrons et patronnes est leur obsession du leadership absolu. « Sans moi, ça n’avance pas », « Ah ! Le burn-out, je serais la première à devoir en souffrir », « pour réformer, il faut certes impliquer les autres, mais il faut d’abord savoir s’imposer »… Ah, que n’a-t-on entendu, que n’ai-je prononcé moi-même tant de fois ce genre d’affirmations !

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Assumer la diversité de sa personnalité et en faire une richesse.

Il nous arrive de croiser des personnages qui se veulent monolithiques, jusqu’à en devenir caricaturaux. Ce sera par exemple le chef exemplaire en tout, véritable ascète et athlète du leadership, jamais pris par le doute, exprimant toujours la même énergie et la même force de caractère, quelles que soient les circonstances, les plus légères, comme les plus pénibles.

Ah que ces personnalités sont reposantes  et confortables : aucune surprise, aucune faiblesse, que des certitudes et des affirmations, jamais d’interrogation. On se les arrache, je vous dis.

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Pourquoi certains dirigeants sont-ils souvent sinistres, malgré leurs succès ?

Les cadres dirigeants sont une espèce étrange. Très étrange. Ils ont tout réussi dans la vie, ils mènent une existence confortable ; ils ont des amis de haut niveau avec lesquels ils peuvent partager leurs pensées les plus intimes. Mais aussi, ils se savent en danger permanent, toujours sur la brèche, sous la pression constante de leurs supérieurs ou des actionnaires, ils stressent à mort, mais ne peuvent se passer ni de cette adrénaline, ni des sensations indicibles que donne le pouvoir. Le prix qu’ils ont payé pour atteindre les sommets a été immense. Toujours. Le prix qu’ils paient chaque jour pour y rester est énorme. Ils apprennent à rester en place, quel que soit le prix pour eux… et pour les autres !

Pourtant ils m’intriguent par leur tristesse, leurs sourires figés, leur indifférence aux instants fugaces où une situation cocasse mérite plus le rire que leur colère manifeste ou leur impatience mal contenue.

Oui, je le dis haut et fort : quel dommage, quel gâchis !

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Ayons un peu de pitié pour les Monsieur-Je-sais-tout, véritable plaie du management

Cet article est presque une lettre ouverte à mes frères, mes amis, mes jumeaux, ceux qui comme moi savent tout mieux que tout le monde et n’ont donc pas besoin d’écouter avant de prendre une décision, mais seulement de parler pour exprimer quel est leur choix, que chacun s’empressera de mettre en oeuvre avec « Stupeur et Tremblement » ainsi que l’écrivait si bien Amélie Nothomb.
Est-ce là le cas général ? Bien sûr que non ! Mais je l’ai suffisamment subi…mais aussi pratiqué pour affirmer qu’il n’est pas si rare, bien au-delà de mon milieu professionnel.

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